Prêt de volant et assurance auto

Il est d’usage dans les familles françaises de se passer le volant de temps en temps, par exemple quand le chef de famille est fatigué de conduire toute la famille vers leur lieu d’occupation respective, ou quand sa femme fait la course le dimanche… Comment les assureurs voient-ils ces situations ? Y a-t-il réévaluation des risques?

Les contours du prêt de volant en assurance auto.

Comme toutes les situations pouvant altérer le niveau de risque en matière d’assurance auto, le prêt du volant doit être déclaré à l’assureur, sauf dans certains cas où il est vraiment rare. En fait, pour que l’acte soit qualifié, il faut que le prêt soit régulier, mais moins fréquent que la prise du volant par le conducteur principal. Cette déclaration peut être faite dès la souscription ou en cours de réalisation du contrat d’assurance auto.

D’une manière générale, cette pratique est considérée de diverses manières par les assureurs. Certains assureurs instaurent ce qu’on appelle une clause d’exclusivitéoù seul le conducteur principal inscrit au contrat est autorisé à conduire. D’autres n’acceptent comme conducteur secondaire que les membres de la maisonnée (époux et enfants)…

Qu’est-ce qui arrive en cas de sinistre ?

Avant tout, l’ajout du conducteur secondaire au contrat auto ne signifie pas forcément augmentation du prix d’assurance auto. Par contre, quand il s’agit du jeune de la maison, le tarif est forcément revu.

Ensuite, en cas de sinistre, l’assurance auto consiste souvent uniquement en la mise en œuvre de la garantie responsabilité civile. Un accident non responsable ouvre rarement droit à une indemnisation même dans le cadre d’une formule Tout Risque. En l’occurrence, en cas de mentions expresses dans le contrat, la prise en charge est partielle.